Atelier de juin 06. CNR. - Fourvière, Lyon.
Le feng shui, tradition 4 fois millénaire chinoise, explique la « Vie » : Son origine, son énergie sans fin, qui génère la cohérence de la « vie » dans l’univers .
D’après Choo-Hee, et à la suite de la pensée chinoise,.... Au commencement existait un principe ou « Monade », nommé le « Néant Absolu », (l’Innommable), de qui naquit le « Grand Absolu ». Ce principe totalement abstrait est la cause primordiale de toute existence. Son souffle ou forme vitale, en se solidifiant produisit le « Grans Principe Mâle » (Yang). Quand ce mouvement fut arrivé à sa limite, il se reposa et de ce repos naquit le « Grand Principe Femelle (Yin).Arrivé à l’extrême repos, il se mit en mouvement et continua ainsi dans une alternative constante de mouvement et de repos, telle une respiration. C’est ainsi que cette cause suprême se divisa en mâle et femelle ; ce qui était en haut (yang) constitua les cieux, ce qui était en bas (yin) forma la terre. Les évolutions de la cause suprême ayant produit les deux principes mâles et femelles et par eux créés le Ciel et la Terre elles se continuèrent, et de leurs perpétuelles mutations naquirent les Hommes, les animaux, les végétaux et les minéraux. Depuis cet instant la même force vitale continua toujours à agir, et à agir par les deux causes créatrices, la puissance mâle et la puissance femelle de la nature, qui depuis lors se poussent et s’agitent mutuellement et alternativement sans aucune interruption. La force qui anime les deux principes se nomme en Chinois Ke (Tchi) ou le « souffle de la nature ». (Traité pratique de feng shui. CH. Ravier).
Grâce au Tchi, la polarité, loi fondamentale de toute manifestation, peut s’exprimer à travers le Yin et le Yang. Le Yin et le Yang ont les mêmes qualités ; elles ne sont opposées que pour faire naître le mouvement. Elles permettent aussi toute une classification des « états subtils » que dles « choses matérielles ».
Ainsi le Yang : Le masculin, le positif, la force, le chaud, la partie haute d’un cours d’eau, le versant ensoleillé d’une montagne, mais aussi ce qui est en haut, à gauche, rapide, léger, subtil....
Ainsi le Yin : Le féminin, le négatif, la réceptivité, ce qui est en bas, à droite, le lourd, le lent, le fermé, le cours inférieur des cours d’eau, le temps froid et humide.....
Pour un naturopathe peut-être, l’application de cet inspir/expir (Yang/Yin) se voit directement dans le fonctionnement de notre corps : Le Souffle de la nature, ou « Souffle Externe » sera absorbé par l’homme et deviendra « Souffle Interne » (Nei-Tchi) ; le principe est le même pour les animaux, les végétaux, et le minéral.
Pour l’homme, ce Souffle sera absorbé sous trois formes :
Les aliments, qui contiennent l’Energie du Sol (Ti-Chi)
L’air inspiré, qui contient l’Energie du Ciel (Kien-Tchi)
La surface de la peau - pores - points d’acupuncture ?.
Le lien peut se faire ainsi : Les aliments . Quels aliments ? - l’air inspiré. Quel air ? - La peau. Quelles énergies reçues ?
Ici, il n’est pas vraiment question de caractériser les aliments entre bio ou pas bio, du pays ou de l’étranger, de faire la différence entre tel ou tel qualité de l’air respiré, etc... C’est certes, déjà, une classification de conscience pour la pensée occidentale, mais encore très frustre, sinon grossière pour la pensée orientale. Prenons un exemple : Le romarin. Par son aspect extérieur, il est plutôt Yang. Absorbé en élixir, par exemple, il aura un effet Yang : On dit que son activité retarde les troubles habituels de l’âge (perte de vitalité, perte de mémoire, hypertension). C’est une plante qui s’adapte un peu par tout : D’un sol calcaire à l’origine, il se contente d’autres sols, passe d’un climat à un autre, d’un ensoleillement à l’ombre, etc.. Elle assimile la qualité ou la non qualité de l’air L’expérience montre que par son environnement, de Yang, elle prendra des caractères Yin plus ou moins importants. En définitive que sera son élixir ? Plutôt yang ou plutôt Yin ? Voilà pour ce qui est du plan physique. Le plan subtile est tout aussi présent et au moins aussi important. Notre romarin est-il cultivé, par qui ? Dans quel état psychique se trouve son cueilleur ? Quelle relation a-t-il avec la plante, quelle résonance ? Un état dépressif du cueilleur lui donnera un peu plus de Yin, un état d’amour le chargera en Yang, sa colère aggravera à nouveau le Yang, etc... En définitive, quel sera le caractère prédominant de notre élixir ? Peut-on proposer, fut-il naturopathe, un remède dont on ne connaît pas les caractéristiques outre générales. Est-ce peut-être pour cette raison que bon nombre de spécialistes sont attachés à tel ou tel producteur/fabricant ? Ce côté subtile de l’énergie d’un aliment est traitée avec d’autres techniques (kinésiologie, créativité etc..). La partie plus dense du problème peut être traitée par le « feng shui ». C’est la justification de votre présence aujourd’hui. Le feng shui en effet est une application directe de cette philosophie du Souffle sur l’environnement. Il permet de connaître précisément les caractéristiques Yang/Yin des plantes et de l’air dans un lieu. Ceci se détermine à partir de la lecture du paysage : Relief, ensoleillement, exposition, courants, eaux, etc... La traduction de Feng Shui est Vent et Eau. Le vent et l’eau sont les éléments essentiels pour assurer la culture, la vie ; la terre proposant le reste. Définition du feng shui : « Art d’adapter les résidences des vivants et des morts pour coopérer et s’harmoniser avec les courants locaux du souffle cosmique ». Pour répondre à ce programme, il faut effectivement lire ou décoder le paysage. Au lieu d’appliquer le résultat simplement aux maisons, on peut étendre l’étude à la végétation. N’oublions pas que « tout est dans tout », donc que tout est lié. Lire le paysage. Dans les grandes lignes chacun voit sensiblement la même chose. Mais tel et tel détail sera perçu par l’un et non par un autre ; ou mieux, un même détail sera ressenti différemment par deux personnes.
Le programme de cette journée comprendra donc ces deux expériences : Reconnaître l’inter-action entre plante et lieu, à travers la lecture du paysage. Décoder - pour ceux qui le désirent - le ressenti de chacun devant tel détail du paysage . Ce pourrait être un « feng shui personnel ». Luc Dambrin, feng shui man, domologue 06 60 12 43 76
Bibliographie : Guy Charles Ravier. Traité Pratique du Feng Shui. Ed.de l’Aire.