Le FENG SHUI
A l’origine, le Feng Shui, plusieurs fois millénaire, est un art basé sur un système empirique, créatif, et dynamique. Tout en cultivant la terre, la tradition chinoise découvrait grâce à l’expérience et l’observation, sinon les lois de l’univers, du moins les rapports d’énergies entre les différents éléments qui le composent et le processus des mutations (yi king, ou livre des mutations) qui anime le création, à partir des polarités yin et yang. La codification par le Tao s’est voulue souple pour aborder le plus justement possible la diversité de ces mutations.
L’introduction du Feng Shui en Occident - particulièrement en France - est récente (une quinzaine d’années). Elle est devenue plutôt cartésienne et statique, à l’image de notre tradition : A l’opposé du peuple chinois, dont les yeux étaient tournés vers la terre, notre tradition judéo-chrétienne regardait le ciel pour recevoir la Loi et la Mane. Le premier vivait incarné en communion énergétique avec le cosmos, voire le Tout, le second avait la tête « dans les étoiles ». Ceci est certainement une origine de notre pensée cartésienne, tournée vers « le bons sens », mais coupé du sens de la réalité et de la vie.
Ainsi la notion de mutations , inexplicable rationnellement, est souvent réduite à une polarité, qui devient par ce fait, une loi d’équilibre énergétique (l’équilibre n’est-il pas contraire au mouvement ?). L’Occident voit des « nuisances » dans les éléments de l’espace ; de plus, il n’est pas tenu compte de leur emplacement, de leur intensité vibratoire et de leur environnement. L’homme s’en protègera selon des recettes, sans conscience des changements inévitables dus à l’action de l’homme et aux modifications des énergies cosmiques elles-mêmes.
Peut-on encore seulement parler de Feng Shui ?... Mon expérience en géobiologie, en architecture, en Feng Shui et en domologie (psychologie des lieux de vie) m’a conduit à faire des liens entre « médecine nouvelle » et médecine chinoise « vent et eau ». Ces liens relient les systèmes de guérison et de bien-être, à travers les symboles et les analogies.. Cette réflexion m’a amené à pratiquer un nouveau Feng Shui, qui s’adapte à notre tradition, tout en respectant l’esprit du Tao.
Ce nouveau concept de Feng Shui, apparenté à la « psychologie des lieux de vie » (domologie) s’applique dans une démarche en 5 points :
1. Faire « dessiner sa maison ». (Réelle ou imaginaire) Dessin libre et spontané, faisant appel à la créativité... hors convention normative. Ce dessin est le reflet de l’inconscient à un moment donné - notion de mutations - Cet inconscient va restituer une tension, un conflit ancien, une problématique psychique/spirituelle qui devra être clarifiée, comprise et dépassée, pour une guérison ou simplement un mieux-être. L’esprit du Feng Shui pourrait présenter ce concept comme la mise en évidence d’un blocage d’énergies.
2. Exécuter un décodage empirique de ce dessin, qui permet de faire venir à la conscience cette problématique, facteur de compréhension et de remise en marche des énergies bloquées.. Exemple1 Dessins et interprétations. C’est une prise de conscience./ (Voir pièce jointe)
3. Faire dessiner « le plan de sa maison ». (réelle cette fois) - Plan de distribution des espaces - Dessin libre. Il représente la perception que la personne a de son espace extérieur, donc de son espace intérieur. Il existe un lien étroit entre cette perception et la tension relevée ; elle vient vérifier la justesse de l’information donnée par le décodage. Exemple2 : Second dessin par la même personne. (voir pièce jointe)
4. Superposer à ce plan le schéma du Feng Shui des « 9 Palais » ou Paqua. Et regarder à quel(s) Palais correspond le conflit, la problématique psychique/spirituelle précédente. C’est une méthode déductive et une application créative pour un travail de développement personnel, à partir d’une prise de conscience. Exemple3 : Dessin et Paqua et interprétation.(voir pièce jointe)
5. Evaluer les blocages d’énergies dans ce(s) même(s) Palais. 2 attitudes sont alors envisagées : Si la personne concernée a compris l’origine de son malaise et qu’elle a envie de faire un chemin de conscience, les outils du Feng Shui ré-harmoniseront le lieu parfaitement..
Si au contraire la personne a besoin de recul avant d’entreprendre ce chemin, on peut lui proposer de l’aider dans sa prise de conscience ; les outils sont alors les mêmes que les précédents, mais sont employés, en vertu de la loi de similitude, pour accentuer ce blocage énergétique du lieu. L’expérimentation montre que, quand la personne a dépassé son blocage, d’elle même, elle change physiquement son lieu, en le modifiant pour plus d’énergies ; elle lui donne à la suite, par son attitude consciente, une autre énergie, plus haute. J’ai assisté ainsi à la transformation de lieux plutôt « glauques en hauts lieux vibratoires. . Réorganiser simplement un lieu ne permet d’atteindre qu’une harmonie partielle. En effet, Il faut avant tout que son habitant veuille aussi prendre conscience. N’est-ce pas l’esprit du Tao lui-même qui traite de cette synergie ? Le tout dans le tout... L’Occident l’a simplement oublié.
Après un conflit géré, chacun peut renouer avec une autre vieille mémoire et recommencer ce processus de conscience. C’est un travail incessant, mais il permet peu à peu de sortie de la passivité et des croyances, pour s’ouvrir à une vie consciente. N’est-il pas dit par la Tradition que lorsque l’homme baisse en conscience, il entraîne aussi l’énergie de son lieu, vers le bas ? Et inversement ?
Que veux-t-on des hommes moutons qui appellent toujours le berger (le maître, le spécialiste) ou des hommes conscient et libres ? C’est un choix d’éthique ; c’est un choix de vie.
Document joint
Nota : Il a été traité d’autres problèmes avec ces dessins. Je n’ai choisi que celui-là pour simplifier.
Après plusieurs années passées dans un logement, je me suis aperçu en posant les 9 palais sur le plan du logement que certaines pièces, ou coins de pièces, étaient aménagés en concordance avec l’énergie du palais correspondant, naturellement, et, bien sure, qu’à d’autres il y avait des absences, des non concordances, quand ce n’était pas des contradictions, des incohérences. Les prises de consciences il y en a eues : D’abord celles de voir quels palais s’exprimaient naturellement chez moi, avec les quels je n’avait pas de problèmes, a priori. Et puis celles qui invitaient à mettre en mouvement, à réaménager et mettre de l’ordre dans les autres palais.
Quelques mois avant e quitter ce logement, nous y étions bien. Nous avions atteint une harmonie. Puis il a fallu recommencer, ailleurs, du provisoire, qui dure.
L’exploration de cet outil du feng shui, tel que la pratique de la domologie le permet, nous renvoi à ces prises de consciences que nous faisons sur nous et sur nous en relation aux lieux. Celles-ci sont immédiates ou (et) éparpillées dans le temps en fonction de notre capacité, de notre courage à les recevoir, ou de notre peur voir terreur de leur faire face.
Laissons le temps au temps, laissons nous le temps. Occupons nous de l’espace. A chaque jour suffit sa joie.
Bien à vous.
Albatit